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Figure légendaire du cinéma français, la longue carrière cinématographique d'Annie Girardot est l'une des plus riches que l'on puisse trouver dans ce domaine.
Malgré
une majorité de seconds rôles à son actif, son talent transparaît
clairement à l'écran. Parmi ses longs-métrages les plus remarquables,
on peut citer « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! », « Les misérables » ou encore « La pianiste ».
Débuts de carrière
Annie Suzanne Girardot voit le
jour à Paris en 1931. Après des cours modestes dans sa ville natale,
elle entrepren d de s études d'aide-soignante à Caen. À cette occasion,
elle découvre le théâtre et se passionne pour cet art. La jeune femme
se lance alors dans des cours de théâtre et laisse tomber la médecine.
Annie Girardot
donne des petites représentations dès 1949 en assurant des numéros dans
des petites salles de la ville. Entêtée, elle participe à des revues
pour Robert Dhéry. Sa sortie du conservatoire est couronnée de
succès et son talent pour la comédie lui ouvre facilement les portes du
spectacle avec un Jean Cocteau fasciné par le jeune talent.
Si ses débuts à l'écran sont plus ou moins hasardeux, Annie Girardot ne se décourage pas pour autant et son entêtement portera ses fruits avec une apparition aux côtés de Jean Gabin pour « Maigret tend un piège » et « Le rouge est mis » tous deux de l'an 1957.
L'année d'après, on la verra ensuite rendant la réplique à Jean Marais dans « Deux sur la balançoire ». En ces débuts, Annie Girardot se contente de faire de la figuration, mais son nom commence à se faire connaître.
Entre 1950 et 1970
Les années 50 permettront au public de se familiariser avec la jeune actrice montante. Même si ses rôles sont négligeables, Annie Girardot parvient à apparaître dans une douzaine de films de grande production.
En 1950, elle fait de la figuration dans une fiction de Jean-Paul Le Chanois « Sans laisser d'adresse » puis pour André Berthomieu sur « Pigalle, Saint-Germain-des-Prés ». Elle tiendra le rô le de Gisèle dans « L'homme aux clés d'or » et celui de Viviana dans « Meurtre à Montmartre » tous deux réalisés en 1956.
D'autres grands succès de l'époque la comptent parmi les seconds rôles comme « L' amour est en jeu » ou plus tard « Le désert de Pigalle ».
Le dé but de s années 60 est plus favorable à Annie Girardot qui fait une apparition très remarquée dans un film d'Alexandre Astruc, « La proie pour l'ombre ». L'actrice se chargera de la voix-of f de la narration dans « 21, rue Blanche » de Quinto Albicocco.
Par la suite, des grands rôles se profilent à l'horizon comme dans « L'autre femme » où elle interprète le rôle d'Agnès Denis pour François Villiers.
Des comédies aux fictions en passant par les polars, Annie Girardot
assume tous les personnages qu'on lui propose sans faillir. Actrice
polyvalente, son talent lui crée une réputation qui sera confirmée en
1970.
De 1970 à 2000
« Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause » dans lequel elle tient le rô le de Germaine est le premier grand succès d'Annie Girardot. Produit par Michel Audiard , le film est salué par les critiques dont la performance d'Annie Girardot.
Ce succès est le début d'une longue série. « La vieille fille », « Mourir d'aimer » ou encore « Juliette et Juliette » sont des oeuvres cinématographiques dans lesquels Annie Girardot prouve son talent de comédienne.
Dès
lors, elle accumule les rôles clés de sa carrière jusqu'à la
consécration en 1977 avec le personnage du docteur Françoise Gailland
dans le film du même titre réalisé par Jean-Louis Bertucelli. Son excellente prestation « Docteur Françoise Gailland » lui rapporte ainsi le César de la meilleure actrice de cette édition 1977.
Annie Girardot est désormais sollicitée par tous les grands réalisateurs comme Claude Lelouch , Philippe de Broca ou encore Alain Bonnot. Les années 80 et 90 voient mûrir son talent et reçoit notamment un second césar pour son second rôle dans « Les misérables » de Claude Lelouch .
Si ses apparitions se font de moins en moins fréquentes dans les années 2000, on la voit dans « Ainsi soit nous » de Nathalie Tocque ou « La pianiste » de Michael Haneke pour lequel elle obtiendra le troisième césar de sa carrière.
Annie Girardot
continue à accepter les seconds rôles jusqu'en 2007, année au cours de
laquelle elle annonce qu'elle met fin à sa carrière car atteinte de la
maladie d'Alzheimer. Cette année, elle brille encore de talent dans le
film « Christian » en dépit de la maladie.
Un livre biographique a depuis été écrit sur sa longue carrière d'actrice ainsi qu'un film documentaire sur sa vie.
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